L’éducation, la formation, l’immigration et les impôts : facteurs clés de l’établissement de l’avantage humain du Canada

Investir dans l’éducation, élargir l’accès au perfectionnement continu, mieux cibler les programmes gouvernementaux, faciliter l’immigration de ceux qui possèdent des compétences rares et réduire les impôts sont tous des ingrédients de la recette pour établir l’avantage humain du Canada dans l’économie mondiale.


Voilà la conclusion de Gagner la chasse au talent : développer et retenir des talents de niveau mondial, document de travail rendu public aujourd’hui par le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) dans le cadre de l’Initiative pour le leadership mondial du Canada.


La main-d’œuvre instruite du Canada constitue un avantage concurrentiel à l’heure actuelle, mais nous pouvons et devons faire davantage pour permettre aux Canadiens de réussir dans l’économie du savoir du XXIe siècle, a déclaré le président du Conseil canadien des chefs d’entreprise, Thomas d’Aquino. Comme l’a formulé le ministre des Finances, Paul Martin, dans son budget 2000, c’est dans les compétences et les connaissances que politiques sociale et économique se rejoignent : le meilleur moyen dont nous disposons pour combler l’écart entre riches et pauvres.


« L’établissement de l’avantage humain du Canada pose un problème complexe qui ne peut être réglé par les seuls gouvernements », a ajouté M. d’Aquino. « Que nous soyons du secteur public, privé ou non lucratif, nous devons tous trouver de nouvelles et meilleures façons de travailler ensemble pour atteindre les objectifs sociaux ambitieux que nous partageons comme Canadiens. »


Les compétences et la motivation des Canadiens joueront un rôle clé pour assurer le passage du Canada à une culture d’innovation et faire de notre pays une destination de choix pour l’investissement dans les entreprises de pointe. Ces caractéristiques font l’objet de deux autres documents de travail, eux aussi dévoilés aujourd’hui par le CCCE.


Nord magnétique : soutenir la croissance du Canada s’inspire d’un sondage interne des directeurs généraux membres du CCCE qui examine quels facteurs sont les plus importants pour les décisions d’investissement commercial et quelles sont les forces et les faiblesses du Canada à la lumière de ces critères.


Composé des directeurs généraux de 150 des meilleures entreprises canadiennes, le CCCE a lancé en 1999 l’Initiative pour le leadership mondial du Canada dans le but de faire du Canada le meilleur endroit du monde où vivre, travailler, investir et croître.


Douze mois de recherches et de consultations ont culminé dans le Sommet PDG 2000, tenu à Toronto en avril, qui a réuni 250 personnalités des secteurs des affaires, du gouvernement, de l’enseignement et des organismes à but non lucratif. Le Sommet a animé le débat public sur la nécessité d’un changement rapide dans les secteurs tant public que privé. Les documents de travail dévoilés aujourd’hui sont la dernière contribution du CCCE à cette discussion permanente. Le premier document de travail, La course à l’or : des stratégies d’entreprise gagnantes et leurs répercussions sur le Canada, a aussi été rendu public au Sommet.


Organisme non partisan et sans but lucratif, le CCCE est la voix des directeurs généraux canadiens sur les questions de politique publique au Canada et dans le monde. Ses membres dirigent des entreprises représentant tous les grands secteurs de l’économie canadienne et sont responsables d’une importante majorité des investissements, des exportations, de la formation et de la recherche-développement. Avec environ 1,3 million d’employés, les sociétés membres administrent plus de 2,1 billions $ et ont un roulement annuel de plus de 500 milliards $.