Le budget financièrement responsable de 2012 comprend des mesures ciblées pour améliorer la compétitivité du Canada, affirment les chefs d’entreprise

OTTAWA, le 29 mars 2012 – Le budget fédéral 2012 amène le Canada plus près d’un équilibre fiscal tout en adoptant des mesures pour promouvoir la création d’emploi et l’investissement dans les commerces, selon le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE).

« En restreignant la croissance des dépenses publiques, en réduisant les chevauchements au niveau de la réglementation, en améliorant le système d’immigration du Canada et en rehaussant l’appui à la recherche dictée par le milieu des affaires, le gouvernement aide à raffermir l’économie canadienne et à la rendre plus concurrentielle », a déclaré l’honorable John Manley, président et chef de la direction du CCCE.

Le CCCE est le porte-parole de haut niveau des entreprises canadiennes, représentant 150 chefs de la direction et entrepreneurs de tous les grands secteurs et régions du pays.

« Le budget 2012 mise sur la réputation de notre pays en matière de responsabilité financière, tout en instaurant un environnement positif pour l’investissement et la croissance du secteur privé », a précisé M. Manley.
  
Le CCCE accueille les engagements du budget à :

  • aménager un système d’immigration plus rapide et plus souple visant à répondre aux besoins du marché du travail du Canada;
  • réformer le processus d’examen des grands projets économiques pour établir des échéanciers nets et réduire les recoupements de la réglementation;
  • intensifier la quête par le Canada de liens commerciaux nouveaux et resserrés, surtout sur les marchés émergents;
  • déposer des améliorations ciblées au processus d’examen de la propriété étrangère qui raffermiront la confiance des investisseurs et amélioreront la transparence;
  • améliorer l’éducation des membres des Premières Nations et élargir les possibilités pour les Autochtones de participer pleinement à l’économie;
  • rehausser les possibilités d’emplois pour les réservistes militaires en compensant les employeurs pour les coûts qu’ils engagent lorsque les réservistes sont appelés à servir à l’étranger;
  • réduire les délais à la frontière canado-américaine en améliorant grandement les limites d’exemption pour les voyageurs canadiens qui reviennent au pays.

Le CCCE a également accueilli favorablement l’engagement du gouvernement à rationaliser et simplifier les divers programmes qui appuient l’innovation commerciale, mais a soulevé la mise en garde que certaines des modifications proposées pourraient réduire le caractère attrayant du Canada comme lieu de recherche et de développement. Plus particulièrement, la proposition d’éliminer le crédit d’impôt pour les dépenses en immobilisation ayant trait à la recherche pourrait nuire aux entreprises capitalistiques qui mènent de la R et D au Canada.

M. Manley a souligné qu’il y a un an de cela, le ministre des Finances, Jim Flaherty a lancé un appel au secteur privé canadien de « prendre ses responsabilités » en augmentant ses investissements dans les machines et les appareils nouveaux et contribuant à une productivité accrue. En fait, le budget 2012 montre que les investissements des entreprises à l’échelle du pays ont augmenté de façon spectaculaire tous les ans depuis 2009 et sont en bonne voie de fracasser un nouveau record en 2012.

Néanmoins, M. Manley a précisé qu’il était déçu que le budget d’aujourd’hui omette d’offrir un soulagement aux entreprises sous réglementation fédérale avec des régimes de retraite à prestations déterminées. Dans le contexte de faibles taux d’intérêt actuel, pareilles entreprises sont contraintes d’annuler ou de reporter les grands investissements en capital afin de satisfaire aux exigences rigoureuses de solvabilité des régimes de retraite. « En fournissant aux employeurs réglementés par le gouvernement fédéral plus de souplesse en matière de financement de leurs régimes de rente, le Canada pourrait profiter d’un investissement beaucoup plus important du secteur privé dans les emplois et la croissance », a déclaré M. Manley.
 
Fondé en 1976, le CCCE est une organisation non partisane qui mène des activités de recherche, de consultation et de représentation en matière de politiques publiques. Ses membres dirigent des sociétés qui représentent un actif combiné de 4 500 milliards de dollars, emploient plus de 1,4 million d’hommes et de femmes et sont responsables de la majorité des activités d’investissement, d’exportation et de formation du secteur privé canadien.