Le Canada doit chercher à être la destination d’études privilégiée pour les meilleurs étudiants asiatiques, signale un rapport

Les gouvernements fédéral et provinciaux, les entreprises et le secteur de l’éducation doivent travailler ensemble afin de positionner le Canada comme la destination de choix des meilleurs étudiants asiatiques, affirme le dirigeant d’une des principales universités du Canada.

« Une demande sans précédent pour l’enseignement supérieur en Asie aujourd’hui ouvre une myriade de possibilités au Canada », écrit M. Stephen J. Toope, président et vice-chancelier de l’Université de la Colombie-Britannique, dans un article publié aujourd’hui. Les possibilités, dit-il, vont des « partenariats institutionnels visant à faciliter la recherche, aux nouveaux marchés des exportations des savoirs canadiens, en passant par le recrutement d’étudiants et de chercheurs internationaux talentueux ».

L’Asie est déjà le plus grand pourvoyeur d’étudiants internationaux au monde, et le nombre d’Asiatiques qui cherchent à étudier à l’étranger est censé s’accroître grandement au cours des prochaines années.

Les universités du Canada réussissent de mieux en mieux à recruter des étudiants internationaux, dont le nombre a plus que doublé durant la dernière décennie pour se chiffrer à près de 100 000. La Chine est le principal pays pourvoyeur d’étudiants internationaux pour la Canada, avec 19 100 étudiants à temps plein et 4 300 étudiants à temps partiel en 2009. Les autres principaux marchés asiatiques comprennent l’Inde, la Corée du Sud et le Japon. En tout, les étudiants internationaux apportent bien plus de 6,5 milliards de dollars chaque année à l’économie canadienne à travers le paiement des droits de scolarité, les frais d’hébergement et autres dépenses.

Néanmoins, la concurrence pour attirer les talents à l’échelle mondiale s’intensifie, et les étudiants asiatiques, surtout au niveau des cycles supérieurs, deviennent plus mobiles. Par conséquent, « des investissements ciblés et soutenus » sont nécessaires « pour placer l’enseignement supérieur canadien sur la carte et attirer la fine fleur des talents internationaux », affirme le professeur Toope. Il recommande la création d’un « programme de bourses de profil supérieur et de marque canadienne » à l’intention des étudiants internationaux du 1er cycle, ainsi qu’un important élargissement du programme de bourses d’études supérieures du Canada Vanier existantes aux les étudiants des cycles supérieurs.

De plus, on devrait encourager les étudiants canadiens à étudier, à effectuer des recherches et à acquérir de l’expérience de travail en Asie. La mobilité internationale dans les deux sens est essentielle pour préparer les Canadiens à participer à la main-d’œuvre mondiale et ainsi positionner le Canada comme partenaire de l’éducation internationale.

En plus de ses responsabilités à l’UBC, le professeur Toope est président de l’Association des universités et collèges du Canada (AUCC), membre du conseil de recherches de l’Institut canadien de recherches avancées (ICRA) et administrateur du Forum des politiques publiques.

L’article du professeur Toope intitulé « Strengthening education and research connectivity between Canada and Asia: Innovative models for engagement » est le septième d’une série de rapports commandés par le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) pour explorer l’incidence sur le Canada de l’essor que connaît l’Asie. Les points de vue exprimés dans l’article sont ceux de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position du CCCE ou de ses membres.

Le CCCE est la principale voix de la communauté d’affaires du Canada. En effet, il représente 150 chefs d’entreprise et entrepreneurs de tous les principaux secteurs et régions du pays. Ses membres dirigent des entreprises qui administrent des actifs cumulés de 4 500 milliards de dollars, emploient plus de 1,4 million de travailleurs et de travailleuses et représentent la plus grande partie des investissements, exportations et formation du secteur privé canadien.

Plus tard cette année, le CCCE organisera « Le Canada à l’ère du Pacifique », une conférence qui réunira plus de 200 des meilleurs chefs d’entreprise, hauts fonctionnaires gouvernementaux, éducateurs et autres chefs de file issus de l’ensemble de la société canadienne. L’objectif de la conférence est d’étudier les stratégies qui assureront la réussite du Canada dans un monde dans lequel le pouvoir économique bascule graduellement vers l’Asie.

Pour de plus amples renseignements à propos de la conférence et de la série de publications, visitez http://www.ceocouncil.ca/fr/initiatives/le-canada-a-lere-du-pacifique.