Les Canadiens doivent prendre au sérieux la conservation d’énergie, selon un rapport
OTTAWA, le 20 décembre 2011 – Sachant que les prix de l’énergie continueront presque certainement d’augmenter au rythme des augmentations de la demande mondiale, il est essentiel, selon un nouveau rapport, que les gouvernements, entreprises et consommateurs canadiens prennent beaucoup plus au sérieux la conservation de l’énergie.
« De meilleures pratiques de conservation contribueront à soustraire les Canadiens des prix volatiles de l’énergie, à réduire les frais encourus par les institutions publiques comme les écoles et les hôpitaux et à améliorer la compétitivité internationale des entreprises canadiennes » affirme un rapport publié aujourd’hui par le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE).
Le CCCE, principal porte-parole du milieu des affaires au Canada, représente quelque 150 chefs d’entreprise et entrepreneurs dans tous les secteurs et régions du pays.
« Rares sont les Canadiens qui gaspillent délibérément de l’énergie, mais les choix que nous faisons nous mènent à une plus forte consommation d’énergie, de dire l’honorable John Manley, président et chef de la direction du CCCE. Un engagement renouvelé à la conservation de l’énergie permettrait d’épargner, de réduire les embouteillages, d’améliorer la productivité et d’assainir nos villes. »
Le rapport d’aujourd’hui, Un Canada écoénergétique, créer une culture de l’économie d’énergie, propose deux façons de réduire l’empreinte de consommation d’énergie du Canada.
Premièrement, les Canadiens doivent mieux se renseigner sur les choix qui s’offrent à eux en matière d’énergie afin de prendre des décisions éclairées fondées sur les coûts et avantages réels. Bien que la majorité des Canadiens se disent conscients de l’environnement, notre comportement en dit souvent tout autrement. Les automobiles d’aujourd’hui, par exemple, sont généralement plus écoénergétiques que les anciens modèles, mais elles sont plus nombreuses et elles parcourent plus de kilomètres sur nos routes chaque année.
De la même manière, les nouveaux codes du bâtiment et les meilleurs matériaux de construction ont contribué à rendre les maisons canadiennes plus écoénergétiques, mais la taille moyenne des nouvelles habitations continue d’augmenter et de contenir de plus en plus d’appareils et de dispositifs consommant de l’énergie tels les ordinateurs et téléviseurs fonctionnant un plus grand nombre d’heures.
En second lieu, le rapport précise que si les gouvernements désirent vraiment promouvoir la conservation, ils doivent résister à la tentation populaire de protéger les électeurs des prix plus élevés de l’énergie. Dans la plupart des provinces, les prix d’électricité réglementés payés par les ménages et certaines industries ne couvrent même pas le coût de production et de distribution. Ces coûts devront éventuellement être recouvrés dans l’assiette fiscale générale.
Le rapport réitère la formule que préconise depuis longtemps le CCCE de fixer l’ensemble des prix du carbone de manière à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à encourager la conservation. « Il ressort clairement que des prix plus élevés auront plus d’influence sur le comportement des Canadiens que toutes les exhortations publiques et tous les appels au bien de tous. »
Le rapport ajoute :« Les Canadiens – en tant que propriétaires d’entreprise, d’agriculteurs, de gestionnaires immobiliers et de consommateurs – doivent voir la facture quotidienne de l’inefficacité énergétique et être motivés à changer leurs habitudes de consommation de l’énergie et leurs décisions d’investissement.”
Fondé en 1976, le CCCE est un organisme non partisan qui travaille en recherche de politiques publiques, en consultation et en défense des droits. Ses membres dirigent des entreprises qui administrent des actifs collectifs de 4 500 milliards de dollars, emploient plus de 1,4 million de travailleurs et travailleuses et représentent la grande majorité des investissements, exportations et formation du secteur privé canadien.

