Les Canadiens peuvent espérer une décennie d’opportunités, selon Manley
TORONTO, le 19 octobre 2011 – Même si l’économie mondiale connaît une transformation radicale, les Canadiens sont promis à un bel avenir si nous commençons maintenant à investir généreusement ici et à saisir les nouveaux marchés à l’étranger, de dire l’honorable John Manley, président et chef de la direction du Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE).
« Avec une politique publique intelligente et des leaders commerciaux qui voient loin, notre pays a la possibilité de mener les grandes économies industrialisées du monde en termes de croissance et de création d’emplois, tout comme nous l’avons fait durant presque toute la dernière décennie », a-t-il déclaré aujourd’hui dans ses observations (seulement en anglais) préparées pour le Forum des chefs de file de l’entreprise canadienne à Toronto.
À n’en pas douter, le Canada et d’autres pays industrialisés avancés ont plusieurs défis à relever. La croissance économique a été faible à travers le monde développé, le chômage demeure élevé, l’Europe s’efforce de rétablir son équilibre fiscal et la confiance des consommateurs américains reste ébranlée.
Comparativement à plusieurs autres pays, cependant, le Canada s’en est bien tiré. « Lorsque vous combinez le rendement fiscal relativement solide du pays à son système bancaire stable et son climat fiscal concurrentiel, le Canada a une histoire très éloquente à raconter », s’est réjoui M. Manley.
Qui plus est, des études récentes ont montré que les entreprises ont beaucoup investi dans la nouvelle machinerie et les nouveaux équipements – une tendance qui, selon M. Manley, se reflète dans les intentions d’investissement des compagnies membres du CCCE.
Cinquante des PDG membres du CCCE ont répondu dernièrement à une enquête au sujet des plans de dépense en capital de leurs entreprises. « Ensemble, ces 50 entreprises comptent investir près de 110 milliards dollars d’ici 2013. Pour mettre cela en perspective, cette somme est deux fois plus élevée que toutes les dépenses de relance fédérales et provinciales effectuées durant la récession – un solide vote de confiance dans le potentiel du Canada. »
Pour soutenir l’élan économique du Canada, M. Manley a expliqué que les gouvernements du pays doivent utiliser tous les leviers à leur disposition pour encourager les entreprises à investir constamment dans la croissance et la productivité.
Une façon d’y arriver est de mener des examens réglementaires opportuns et efficaces concernant les mégaprojets énergétiques proposés : les nouveaux projets hydroélectriques à Terre-Neuve, au Québec, en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique; les nouveaux pipelines en Alberta, en Colombie-Britannique et dans le Nord; les nouveaux projets éoliens, solaires et de gaz naturel; et les nouveaux projets de transmission et de distribution électrique.
« Dans le secteur de l’électricité seulement, ces projets pourraient créer 320 000 emplois dans les deux décennies à venir. Ajoutez à cela les divers projets d’infrastructure touchant les sables bitumineux et le total atteint plus d’un million de nouveaux emplois en 20 ans », a prédit M. Manley.
En outre, le Canada devrait tirer profit des débouchés commerciaux qui s’offrent à l’étranger, particulièrement en Asie, la région économique qui croît le plus rapidement sur la planète. « La transformation de l’Asie ouvre toutes sortes de possibilités, mais si le Canada veut participer pleinement à cette évolution, nous devons mettre au point une stratégie à long terme – une carte routière qui supportera et favorisera nos intérêts dans la région. »
Pour changer la façon de voir l’engagement du Canada envers l’Asie, le CCCE et le Conseil commercial Canada-Chine ont publié aujourd’hui un rapport majeur, rédigé par Wendy Dobson, une éminente économiste du pays. Des copies du rapport, intitulé « Le Canada, la Chine et l’Asie émergente : Proposition d’une stratégie », sont maintenant disponibles sur le site Web du CCCE.
« Grâce à une politique publique perspicace et à des chefs de file commerciaux visionnaires, notre pays pourrait mener les grandes économies industrielles du monde pour ce qui est de la croissance et de la création d’emplois dans l’avenir », a réitéré M. Manley.
Le Conseil canadien des chefs d’entreprise réunit les PDG pour formuler la politique publique dans l’intérêt d’un Canada plus fort et d’un monde meilleur. Les PDG membres ainsi que les entrepreneurs représentent tous les secteurs de l’économie canadienne. Les entreprises dont ils dirigent les destinées administrent collectivement 4,5 billions de dollars canadiens d’actifs, produisent plus de 850 milliards de dollars canadiens en revenus annuels et sont responsables pour la plus grande partie des exportations, de l’investissement, de la recherche, du développement et de la formation au Canada.

