Les chefs d’entreprise se réjouissent de l’amélioration de la perspective fiscale et soulignent le besoin de limiter les dépenses dans le secteur public

Le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) a déclaré aujourd’hui que le déficit fédéral du Canada diminue plus rapidement qu’on ne l’avait d’abord prévu grâce, notamment, à une croissance économique soutenue, aux forts investissements du secteur privé et à des augmentations plus fortes que prévu des recettes fiscales provenant des sociétés.

D’un sommet de 55,6 milliards en 2009-2010, le déficit devrait se chiffrer à 40,5 milliards en 2010-2011 et à 29,6 milliards en 2011-2012, selon le budget fédéral de 2011 du ministre des Finances, l’honorable Jim Flaherty. Au rythme actuel – et pourvu que le gouvernement résiste à la tentation de lancer d’importantes nouvelles initiatives de dépenses – Ottawa est en voie d’enregistrer un léger excédent budgétaire en 2015-2016.

Une des raisons de la perspective fiscale plus positive vient du fait qu’on prévoit que les recettes du gouvernement fédéral provenant de l’impôt sur le revenu des sociétés augmenteront en moyenne de 6,3 pour cent par année entre 2010-2011 et 2015-2016.

« Alors que le programme fédéral de stimulation de l’économie tire à sa fin et que l’économie passe de la récession à la croissance, le secteur privé du Canada fait sa part pour créer des emplois et investir dans l’avenir, » a déclaré l’honorable John Manley, président et chef de la direction du CCCE.  

À vrai dire, le budget indique que l’impôt sur le revenu des sociétés représente présentement la source de revenus gouvernementaux qui augmente le plus rapidement.  En dépit des récentes réductions du taux d’imposition des sociétés, les recettes fédérales provenant de l’impôt payé par les entreprises devraient augmenter de 12 pour cent au cours de la prochaine année – soit le double de l’augmentation des recettes provenant de l’impôt sur le revenu des particuliers.

« Au cours de la dernière décennie, les gouvernements fédéraux et provinciaux qui se sont succédés au pouvoir ont introduit des mesures pour renforcer la compétitivité internationale du Canada en réduisant le fardeau fiscal des sociétés. Ces réformes éperonnent maintenant une poussée remarquable des investissements d’affaires dans de nouveaux équipements qui rehaussent la productivité. »

M. Manley a applaudi l’objectif du ministre Flaherty de parvenir à un budget équilibré dès 2015-2016. Il a toutefois signalé que l’atteinte des objectifs fiscaux à moyen terme du gouvernement exigera des efforts sérieux et soutenus pour restreindre les dépenses directes des programmes gouvernementaux.  Ces mesures s’avéreront encore plus difficiles si, comme on s’y attend, les trois partis de l’opposition conjuguent leurs forces pour rejeter le budget, déclenchant ainsi une campagne électorale.

Selon le budget, les paiements de transfert fédéraux aux particuliers et aux autres niveaux de gouvernement augmenteront de 19 pour cent entre 2010-2011 et 2015-2016, soit beaucoup plus que le taux d’inflation prévu.  Entre-temps, les dépenses directes des programmes devraient demeurer essentiellement inchangées au cours de la même période – bien que le budget ne précise pas comment cet objectif sera atteint.   

« La vue stratégique et opérationnelle de 2011-2012 annoncé dans ce budget jouera un rôle critique dans l’atteinte de l’ensemble des cibles de dépenses du gouvernement, a déclaré M. Manley.  La compression des dépenses des programmes est un objectif louable, mais en réalité plusieurs des décisions les plus difficiles ont été reportées à un futur budget. »    

Fondé en 1976, le CCCE est le principal porte-parole des chefs d’entreprise du Canada, représentant 150 chefs d’entreprise et entrepreneurs dans tous les principaux secteurs et toutes les régions du pays. Les entreprises qu’ils dirigent administrent collectivement 4 500 milliards de dollars d’actifs, ont des recettes annuelles de plus de 850 milliards de dollars et sont responsables de la majorité des exportations, investissements et programmes de formation du secteur privé canadien.