Les communautés autochtones devraient jouer le rôle de « véritables partenaires » dans le cadre des projets énergétiques, selon les dirigeants d’entreprise du Canada

Les populations autochtones devraient être de véritables partenaires dans le cadre des projets d’exploitation des ressources et de l’énergie et les entreprises canadiennes devraient travailler avec les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis pour les aider à tirer parti des avantages que présente le développement économique, affirme le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) dans un nouveau rapport.

« Une quantité considérable des plus riches ressources et des actifs énergétiques se trouve près des régions où résident les communautés autochtones », indique le rapport, dont des exemplaires ont été envoyés à tous les premiers ministres provinciaux du Canada et les dirigeants des territoires préalablement à leur rencontre à Halifax qui se tiendra d’ici la fin du mois.    Intitulée Définition d’une stratégie énergétique pour le Canada, la soumission offre une série de recommandations pour l’adoption d’une stratégie énergétique canadienne.

Le CCCE est la principale voix de la communauté d’affaires du Canada, représentant les chefs d’entreprise et les entrepreneurs de 150 entreprises chefs de file.

Dans sa soumission aux premiers ministres, le CCCE reconnaît que les populations autochtones ont des « inquiétudes légitimes » concernant l’exploitation des principales ressources, « notamment les répercussions en ce qui a trait aux revendications territoriales, l’incidence sur leur communauté et leur mode de vie, ainsi que sur les terres, l’air et l’eau qui constituent leur environnement ».

Le rapport signale aussi que les projets d’exploitation de l’énergie et d’autres ressources peuvent fournir aux communautés autochtones une vaste gamme d’avantages, tels que le partage des recettes, la participation au capital, de meilleures possibilités d’emploi, des formations et des marchés de service avec les entreprises autochtones.

 « La jeunesse autochtone fait face à des problèmes de sous-emploi chronique et représente le segment de la population canadienne qui connaît la croissance la plus rapide », a déclaré l’honorable John Manley, président et chef de la direction du CCCE. « Entre-temps, les entreprises canadiennes, les industries primaires en particulier, font face à une pénurie de main-d’œuvre. Les entreprises, les chefs autochtones et les gouvernements devraient travailler de concert pour trouver des solutions qui profiteront aux communautés autochtones et renforceront le bassin canadien de la main-d’œuvre ».  

Le rapport du CCCE appelle les premiers ministres à participer à l’élaboration d’une stratégie énergétique pour le Canada qui :

  • Fasse la promotion de l’économie d’énergie;
  • Contribue à atteindre l’autosuffisance énergétique en Amérique du Nord;
  • Permette de diversifier les marchés d’exportation d’énergie du Canada;
  • Fasse la promotion d’investissements dans l’infrastructure énergétique et la technologie de l’énergie propre;
  • Simplifie les procédures d’approbation réglementaire;
  • Assure une uniformité des politiques climatiques à l’échelle nationale et provinciale;
  • Réponde aux besoins du marché du travail dans le secteur énergétique du Canada.

Le CCCE réunit les chefs d’entreprise pour formuler la politique publique dans l’intérêt d’un Canada plus fort et d’un monde meilleur. Les chefs d’entreprise et les entrepreneurs membres représentent tous les secteurs de l’économie canadienne. Les entreprises qu’ils dirigent administrent collectivement des actifs de 4 500 milliards de dollars (CAD), ont un chiffre d’affaires supérieur à 850 milliards de dollars (CAD) et sont responsables de la majeure partie des exportations, des investissements, de la recherche-développement et de la formation.