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Ottawa 15 mai, 2008 Le chef de la direction du CCCE ébauche une stratégie en vue de resserer les liens entre le Canada et l'Union européenneLe principal dirigeant du Conseil canadien des chefs d’entreprise a demandé aujourd’hui avec insistance au premier ministre Harper et aux leaders de l’Union européenne (UE) d’adhérer, pour le 21e siècle, à une vision dynamique des relations Canada-UE. Il a affirmé que cette vision devrait reposer sur un partenariat économique revitalisé. Dans une allocution prononcée à l’occasion d’une conférence du Forum des politiques publiques, à Ottawa, Thomas d’Aquino a affirmé que « le Canada et l’Union européenne ont trop longtemps ignoré les forces naturelles à la base d’une relation transatlantique plus étroite et plus productive ». « Même si le dynamisme des intervenants du secteur privé favorise la poursuite de la croissance du commerce et des investissements entre le Canada et l’Union européenne, Ottawa et Bruxelles n’ont pas suivi la cadence, a poursuivi M. d’Aquino. La relation économique ne compte pas suffisamment de promoteurs au palier politique et ne repose pas sur un cadre institutionnel susceptible d’accélérer la croissance et de produire de nouvelles possibilités. » Collectivement, les 27 États membres de l’Union européenne représentent le deuxième principal partenaire commercial du Canada et sa deuxième source la plus importante d’investissements étrangers directs et de technologies nouvelles. À l’inverse, l’UE se classe au deuxième rang au chapitre des investissements canadiens directs à l’étranger. M. d’Aquino a rappelé à son auditoire l’importance de l’Union européenne dans le contexte mondial. « Ensemble, à l’échelle mondiale, les États membres de l’UE sont le plus important marché au chapitre du PIB, le plus grand importateur et exportateur ainsi que le plus important investisseur. Même si ces faits impressionnants n’ont pas échappé à l’attention de plusieurs de mes confrères du monde canadien des affaires, trop d’entreprises canadiennes ne profitent pas des possibilités qui s’offrent à elles en Europe. » « Il en est de même de plusieurs de nos homologues européens, qui oublient que le Canada est l’une des économies les plus performantes du G8 et qu’il affiche une situation financière enviable et un bilan vigoureux au chapitre des exportations. En outre, ceux-ci ignorent souvent que notre pays dispose d’un énorme bassin de ressources énergétiques et autres ainsi que d’un nombre impressionnant de sociétés concurrentielles à l’échelle mondiale – constituant une économie pleinement intégrée à un marché nord-américain de 15 billions de dollars. » M. d’Aquino a demandé aux leaders des deux côtés de l’Atlantique de « mettre de côté les négligences qui ont marqué les dernières décennies et de reconnaître les synergies très réelles qui s’offrent à eux. Le nouveau partenariat Canada-Union européenne du 21e siècle exige une impulsion énergique de la part de nos dirigeants respectifs. Le prochain Sommet de Montréal, le 17 octobre 2008, constituera une occasion idéale pour mettre de l’avant cette initiative. » Au Sommet de Montréal, l’Union européenne sera représentée par le président français Nicolas Sarkozy et le président de la Commission, José Manuel Barosso. M. d’Aquino s’est dit encouragé par l’intérêt croissant manifesté dans les milieux d’affaires canadiens et européens à l’égard d’un approfondissement des liens économiques entre les deux partenaires. En mai 2007, le CCCE et des hauts dirigeants d’entreprise européens ont, sous l’égide de BUSINESSEUROPE, adressé une lettre conjointe au premier ministre Harper, à la chancelière allemande Angela Merkel et au président de l’UE, José Manuel Barosso, dans laquelle ils demandaient la mise en oeuvre de mesures concrètes en vue de faire progresser la coopération au chapitre du commerce bilatéral, de l’investissement, de la technologie et de la réglementation. « L’intérêt de nos interlocuteurs européens demeure élevé, comme le démontrent les points de vue exprimés à cette conférence par les hauts représentants de BUSINESSEUROPE. Durant les prochains mois, le CCCE et BUSINESSEUROPE intensifieront leurs efforts sur les deux continents afin de créer un contexte favorable à la conclusion d’un accord complet de coopération économique. » M. d’Aquino a énoncé quelques-unes des priorités qui devraient être contenues dans cet accord :
M. d’Aquino a fait l’éloge du leadership démontré par le ministre du Commerce international, David Emerson, qui préconise fortement un resserrement des liens économiques entre le Canada et l’Union européenne afin que puissent être mieux exploitées les chaînes de valeurs mondiales et les synergies concurrentielles. Actuellement, des fonctionnaires des gouvernements canadien et européen, de concert avec des représentants du secteur privé, participent à une étude des options futures à ce chapitre. Le ministre Emerson espère que cette étude mènera au lancement d’une initiative de transformation au prochain Sommet Canada-UE. M. d’Aquino a également souligné le leadership du premier ministre du Québec, Jean Charest, qui préconise depuis longtemps un resserrement des relations entre le Canada et l’Union européenne et qui a encouragé ses homologues des autres provinces à adhérer à cette idée. « L’engagement enthousiaste des gouvernements provinciaux du Canada est important pour la réussite de la négociation et de la mise en œuvre d’un accord complet », a-t-il ajouté. Le chef de la direction du CCCE a insisté sur le fait qu’une nouvelle négociation Canada-Union européenne n’allait pas compromettre l’actuelle ronde de pourparlers de l’Organisation mondiale du commerce. « Pour le Canada, l’OMC demeure le principal forum de libéralisation du commerce mondial. Cependant, compte tenu du fait que les pourparlers de l’OMC sont au point mort, un accord entre le Canada et l’UE pourrait servir de catalyseur », a-t-il souligné. Il a demandé avec insistance aux dirigeants politiques et aux hauts fonctionnaires de ne pas créer de retard ni d’équivoque, ni d’établir des objectifs de négociation trop modestes. « Les dirigeants d’entreprise des deux côtés de l’Atlantique continueront de rechercher de nouvelles possibilités avec ou sans nouvelles règles, a-t-il affirmé; ils ne s’intéresseront qu’à une négociation qui soit approfondie, complète et significative. » M. d’Aquino a rappelé à son auditoire les liens étroits qu’entretiennent les pays et citoyens de l’Union européenne avec le Canada. « Notre histoire est riche, le Canada comptant des millions de citoyens d’ascendance européenne; nous partageons des valeurs importantes et un respect profond de la règle de droit et de la bonne gouvernance; nous sommes des partenaires fiables et dignes de confiance de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et de l’avancement de la sécurité mondiale; enfin, nous partageons une relation très importante avec un allié commun, les États-Unis. « Ces impératifs puissants, alliés à la certitude d’une croissance et d’une coopération économiques plus vigoureuses, constituent des arguments irrésistibles en faveur d’une action immédiate de la part du Canada et de l’Union européenne. » Le CCCE est une organisation non partisane composée de 150 chefs de la direction et entrepreneurs de premier plan de tous les grands secteurs et de toutes les régions du Canada. Les entreprises qu’ils dirigent représentent un actif combiné de plus de 3 500 milliards de dollars, ont un chiffre d’affaires annuel de plus de 800 milliards et sont responsables de la grande majorité des activités d’exportation, d’investissement, de recherche-développement et de formation du Canada. Outre M. d’Aquino, les membres du Comité exécutif du CCCE sont : le président du Conseil d’administration Gordon M. Nixon, président et chef de la direction de la Banque Royale du Canada, le président du Conseil honoraire, Richard L. George, président et chef de la direction de Suncor Énergie Inc., ainsi que les vice-présidents Dominic D’Alessandro, Paul Desmarais, jr, Jacques Lamarre, Hartley T. Richardson et Annette Verschuren, respectivement chefs de la direction de la Financière Manuvie, de Power Corporation du Canada, du Groupe SNC-Lavalin inc., de James Richardson & Fils, Limitée, et de Home Dépôt du Canada Inc.
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