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Initiative nord-américaine de sécurité et de prospérité

Ottawa

05 novembre, 2003

Paul Martin est prié de faire valoir une nouvelle vision pour la coopération nord-américaine

Soulignant le caractère irréversible de l'intégration économique nord-américaine et l'indivisibilité de la sécurité continentale, le président et chef de la direction du Conseil canadien des chefs d'entreprise (CCCE) a encouragé Paul Martin de prendre l'initiative et d'établir une nouvelle vision pour l'Amérique du Nord.

Prenant la parole à l'occasion de la « Business Forecast Conference 2003-2004 » à la Schulich School of Business de l'université York, à Toronto, Thomas d'Aquino a exposé les grandes lignes d'une « stratégie
gagnante » pour le Canada dans un monde en transformation rapide.

« Les Canadiens doivent prendre l'initiative, comme ils l'ont fait il y a deux décennies, lorsqu'ils ont traversé un autre carrefour critique. À cette époque, la crise n'était pas le terrorisme mondial, mais plutôt le protectionnisme commercial. Le Canada a opté pour une vision tout à fait nouvelle, l'Accord de libre-échange Canada-États-Unis. L'histoire nous donne un témoignage éloquent de la réussite de ce choix. Le Canada et les États-Unis ont, à ce moment, pris la bonne décision. Nous devons à nouveau faire le bon choix. »

« Le prochain Premier ministre du Canada a déjà manifesté son intention de restaurer la relation entre les deux pays, une relation qui est primordiale. La force du mandat politique dont il dispose et sa maîtrise solide des impératifs du marché le place dans une position excellente pour articuler une nouvelle architecture pour notre continent », a souligné M. d'Aquino.

« L'avancement de la coopération trilatérale et la mise en place de l'idée d'une communauté nord-américaine doivent reposer sur un principe absolu », a poursuivi M. d'Aquino : « un respect sans réserve de l'indépendance et du caractère distinct du Canada, du Mexique et des États-Unis. »

En janvier 2003, le Conseil canadien des chefs d'entreprise lançait une initiative d'envergure du secteur privé visant à gagner l'appui des trois pays à l'égard d'une stratégie fondée sur les éléments suivants :

  • réinventer les frontières;
  • maximiser l'efficacité économique;
  • miser sur la sécurité des ressources;
  • partager le fardeau de la sécurité continentale et mondiale; et
  • mettre au point les institutions du 21e siècle ayant pour rôle de gérer la relation continentale.

Cette initiative, l'Initiative nord-américaine de sécurité et de prospérité, prévoit de la recherche et des consultations au Canada, aux États-Unis et au Mexique sur les cinq principaux éléments de la stratégie.

Bien que mettant en présence les 150 chefs de la direction membres du CCCE, cette ambitieuse initiative biennale est pilotée par un noyau de hauts dirigeants appelés le Groupe d'action des chefs de direction sur la sécurité et la prospérité nord-américaine.

C'est avec satisfaction que M. d'Aquino a souligné le consensus de plus en plus important qui se dégage des débats vigoureux et créatifs qui ont lieu dans les cercles gouvernementaux, commerciaux et universitaires sur l'avenir du Canada au sein du continent nord-américain. « Les sondages révèlent que les Canadiens n'ont jamais été si confiants à l'égard de ce dont ils ont besoin pour réussir et prospérer en Amérique du Nord malgré la puissance militaire et économique massive des États-Unis », a-t-il affirmé.

« Lorsque M. Martin et son nouveau gouvernement arriveront en poste, ils bénéficieront de deux facteurs positifs qui les aideront à arrêter leurs décisions sur la façon de positionner avantageusement le Canada en tant que partenaire continental : un bassin important d'idées bien mûries et un électorat confiant, prêt à adhérer à une vision canadienne audacieuse de notre avenir en Amérique du Nord », a ajouté M. d'Aquino.

« Pour être gagnante, la stratégie canadienne devra être dirigée et coordonnée par le Premier ministre lui-même », a conclu M. d'Aquino. À cet égard, il appuie fortement l'idée avancée par M. Martin que le Premier ministre devrait présider un comité du Cabinet sur les relations Canada-États-Unis.

Il a encouragé M. Martin de promouvoir l'idée d'un sommet annuel des chefs de gouvernement du Canada, du Mexique et des États-Unis afin d'accorder aux enjeux communs en matière d'économie, de questions sociales et de sécurité la priorité qu'ils méritent dans un contexte continental, hémisphérique et mondial.

Le Conseil canadien des chefs d'entreprise regroupe les dirigeants de 150 grandes sociétés canadiennes. Les entreprises qui en font partie administrent des actifs de plus de 2 100 milliards de dollars, ont un chiffre d'affaires annuel de plus de 500 milliards de dollars et sont responsables de la grande majorité des exportations, des investissements, de la formation et de la recherche-développement du Canada. Le mandat du CCCE porte sur les enjeux canadiens, nord-américains et mondiaux.

Les membres du Comité exécutif sont : le président du Conseil d'administration, Richard L. George, président et chef de la direction de Suncor Energy Inc.; le président et chef de la direction du CCCE, Thomas d'Aquino; le président honoraire A. Charles Baillie; les vice-présidents Derek H. Burney, Dominic D'Alessandro, David L. Emerson, Gwyn Morgan, Gordon Nixon et Paul M. Tellier, respectivement chefs de la direction de CAE, de la Financière ManuVie, de la Canfor Corporation, de la EnCana Corporation, de la Banque Royale du Canada et de Bombardier Inc.

 
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