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Ottawa

23 mars, 2005

Le partenariat trilatéral pour la sécurité et la prospérité favorisera l'emploi et l'investissement, affirment les dirigeants d'entreprise du Canada

Le nouveau Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité, lancé aujourd’hui au Texas par le Premier ministre du Canada, Paul Martin, le Président des États-Unis, George W. Bush, et le Président du Mexique, Vicente Fox, constitue un pas en avant important qui procurera des gains réels aux habitants des trois pays, estiment les chefs d’entreprises du Canada.

« Le programme complet établi par les trois chefs de gouvernement est un grand pas en avant pour le continent; il entraînera une amélioration de la sécurité et du bien-être économique des Canadiens et de leurs voisins en Amérique du Nord, a affirmé Thomas d’Aquino, chef de la direction et président du Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE). Le nouvel accord de partenariat fait progresser le programme d’action nord-américain sous une multitude d’aspects concrets et pratiques et enrichira la vision ambitieuse qui entoure l’avenir de notre continent. »

Le CCCE, qui regroupe les hauts dirigeants de 150 grandes entreprises canadiennes, a lancé l’Initiative nord-américaine de sécurité et de prospérité en 2003. Dans un document de discussion publié en avril 2004 et intitulé Nouvelles frontières, le CCCE proposait l’établissement d’un partenariat du 21e siècle pour l’Amérique du Nord qui repose sur cinq pilliers: réinventer les frontières, maximiser l’efficacité des réglementations, améliorer la sécurité de l’énergie et des ressources, renforcer l’alliance de défense et de sécurité et créer de nouvelles institutions destinées à améliorer la gestion des relations.

Ces cinq pilliers sont pris en compte dans le programme de sécurité et de prospérité dévoilé par les trois chefs d’État aujourd’hui, a souligné M. d’Aquino. Parmi les nombreuses mesures annoncées, les plus importantes visent notamment à :
• Élargir la gamme de biens pour lesquels les trois pays imposent un tarif externe commun, réduire l’impact des règles d’origine encombrantes exigées pour plusieurs biens afin qu’ils soient admissibles à un commerce exempt de tarifs en vertu de l’Accord de libre-échange nord-américain et intensifier la coopération trilatérale dans des secteurs comme l’automobile, l’acier, les transports, l’énergie et les services financiers;
• Améliorer la compétitivité en Amérique du Nord par une coopération réglementaire plus étroite, notamment par des mesures destinées à rendre les règles et les normes plus compatibles et à éliminer les exigences superflues de mise à l’essai et d’accréditation;
• Renforcer les marchés énergétiques nord-américains et accroître l’offre en travaillant ensemble pour faciliter l’investissement, rationaliser le processus de réglementation et développer de nouvelles technologies en matière de production, d’efficacité énergétique et de conservation;
• Élever la stratégie de sécurité nord-américaine à un nouveau niveau qui permettra : le contrôle des voyageurs et des marchandises venant d’outre-mer avant leur départ et au premier point d’entrée en Amérique du Nord; des améliorations à la bioprotection et à la sécurité portuaire, maritime et aérienne; un partage accru des renseignements; une démarche commune en matière de protection des infrastructures essentielles; de nouvelle mesures pour améliorer la circulation légitime des personnes et des biens à l’intérieur du continent nord-américain;
• Renforcer la capacité institutionnelle du partenariat nord-américain en formant des groupes de travail ministériels qui produiront un rapport initial dans un délai de 90 jours et qui tiendront des réunions régulières, faisant en sorte que « les réalisations se succéderont en cascade » en vue de la mise en œuvre du programme pour la sécurité et la prospérité.

« En travaillant ensemble pour améliorer la sécurité et la compétitivité en Amérique du Nord, nos trois pays seront en mesure de faire beaucoup plus pour rehausser la qualité de vie de leurs citoyens que s’ils essayaient d’avancer en solitaire. Certains sceptiques tenteront de minimiser les progrès enregistrés aujourd’hui, mais je crois qu’il ne fait pas de doute que, comme l’a reconnu le Premier ministre Martin, le programme ambitieux établi dans le cadre de cet accord représente un grand progrès pour le Canada et pour toute l’Amérique du Nord », a conclu M. d’Aquino.

Le CCCE, qui a été fondé en 1976, a été le chef de file du secteur privé canadien en ce qui concerne l’élaboration et la promotion de l’Accord de libre-échange Canada-États-Unis, durant les années 1980, ainsi que de l’Accord de libre-échange nord-américain qui a suivi. Outre M. d’Aquino, les membres du Comité exécutif du CCCE sont : le président du Conseil d’administration Richard L. George, président et chef de la direction de Suncor Énergie Inc.; le président honoraire A. Charles Baillie; les vice-présidents Dominic D’Alessandro, Paul Desmarais, Jr., Jacques Lamarre, Gwyn Morgan et Gordon Nixon, respectivement les chefs de la direction de la Financière ManuVie, de Power Corporation du Canada, du Groupe SNC-LAVALIN Inc., de la EnCana Corporation et de la Banque Royale du Canada.

 

 
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