avr
11
2012

Augmenter la vigueur de la recherche sur l’Asie du Pacifique : Comment le Canada réagira-t-il?

CATÉGORIES : ANASE, Chine, Corée du Sud, Inde, Japon, Société
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Les scientifiques chinois dépasseront les scientifiques américains dans le nombre de publications de recherche produit d’ici 2013 et les développements spectaculaires dans la région de l’Asie du Pacifique transforment la dynamique des sciences à l’échelle de la planète, affirme un nouveau rapport. Écrit par trois chefs de file scientifiques et universitaires des États-Unis, du Canada et de Singapour (notamment le président de l’Université de la Colombie-Britannique Stephen J. Toope), le rapport déclare qu’il est crucial d’améliorer la concertation scientifique dans l’Asie du Pacifique.

Les auteurs proposent plusieurs stratégies, dont promouvoir les liens entre les chercheurs, échanger les programmes scolaires, créer des incitatifs pour que les chercheurs universitaires s’adonnent à des collaborations internationales productives, ériger des « écosystèmes d’innovation » et permettre une mobilité accrue des talents parmi les étudiants diplômés, les agrégés postdoctoraux et les chercheurs établis.

« Des arrangements de visas plus souples, par exemple, semblables aux cartes de voyages d’affaires de la Coopération économique Asie-Pacifique qui permet des admissions multiples préaffranchies pour les voyageurs d’affaires fréquents dans la région de l’APEC, contribueraient de beaucoup à faciliter la mobilité parmi les chercheurs de la région », a précisé M. Toope, professeur.

Un « écosystème d’innovation » regroupant les chercheurs, les entrepreneurs, les investisseurs et les partenaires de l’industrie, qui promeuve une libre circulation des gens, des idées et des expériences entre les établissements et entre les secteurs, stimulera également une innovation durable, soutiennent les auteurs.

« Un des aspects les moins efficients de la culture universitaire mondiale est la constante réinvention du programme scolaire, et une concertation internationale pourrait aider à résoudre cet aspect, en plus de rassembler l’expertise complémentaire pour permettre une recherche scientifique à forte incidence », ajoute M. Toope. « Les leaders universitaires doivent étudier la possibilité d’investir collectivement dans les programmes scolaires qu’on pourrait échanger à l’échelle régionale et réduire les recoupements dans l’équipement et l’expertise de recherche des différentes localités. »